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Paroles et Musique

Ne reculant jamais devant l’obstacle, j’ai décidé d’écouter, pour vous, fidèles lecteurs, surtout lectrices d’ailleurs,  amis chéris et famille aimée, des heures et des heures de radio en hindi dans le texte (94.3 Radio One),  pour dénicher quelques perles auditives qui vous feront enfin apprécier et peut être même aimer la Hindi POP.    

Si vous habitez Bombay, écouter, doit être à peu près la seule chose que vous êtes encore capable de faire. Les 72 degrés et 250 % d’humidité vous ont ramolli le cerveau et troublé la vue.

Si vous habitez quelque part en Europe, qu’il fait, aujourd’hui 15 mai, encore 10 degrés (que c’est pas près de s’arranger selon Joel Collado), que vous venez de vous taper l’hiver le plus long de l’histoire du monde et que vous vous demandez une fois de plus pourquoi, ô pourquoi, elle la ramène encore avec son soleil et sa chaleur de m%§ !?,  la rage vous fait fondre les neurones et vous trouble la vue, vous n’êtes plus capable que d’une chose: écouter.  

Chacun sa m%§ !? et de la mélodie pour tous.  

Parce que mes chers, fini les voix nasillardes et haut perchées qui hurlaient dans les bus bringuebalants de nos premiers voyages en Inde et qui nous laissaient face à un choix cornélien :  balancer nos birkenstok avachies sur les haut parleurs, quitte à risquer un lynchage collectif ou mettre fin à nos souffrances en nous les enfonçant (les birkenstock toujours) dans la gorge. Le résultat était de toutes façons atroce.

La hindi pop, à 99.9% issue de Bollywood,  gagne des oscars maintenant. Les voix sont suaves et les mélodies chaloupées.  On entend des reprises jazzy en hindi sexy, des duos endiablés et des ballades sucrées, le tout enrobé d’orchestrations soignées.

Cliquez, écoutez, épongez la sueur et chassez la rage pour regarder (trop sympa, je vous ai trouvé les clips aussi) et appréciez.

 

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Publicité Amul du mois de février 2009 – AR Rhaman – Compositeur deux fois oscarisé en 2009 – Meilleure chanson originale pour Jai Ho et meilleure bande originale pour Slumdog Millionnaire. Egalement compositeur de ma chanson preferée Masakali et accessoirement, notre plus proche voisin (oui je sais, je peux pas m’en empecher…)

Petit lait vert et éléphants roses

Hier je me suis mise à la place du touriste qui débarque à Bombay le jeudi 12 mars. Tous les  autochtones sont bleus et roses, ont le regard voilé et la pupille encore vaguement dilatée. Moi, je flipperais grave et sauterais dans le premier avion pour Helsinki.

Ce qu’il ne sait pas cet aventurier des temps modernes, c’est que mercredi 11 mars, donc la veille, c’était Holi, la fête des couleurs. Jour béni où toutes les barrières plient sous un tsunami d’eau et une tornade de poudre colorée. C’est lâchage total, régression Doltoïenne et artillerie lourde. Les adultes les plus raisonnables redeviennent les enfants les moins sages. Je vous raconte pas les autres.

 

On est encouragé à balancer joyeusement à la gueule de parfaits inconnus des bombes à eau multicolores et à se tartiner les uns les autres d’un mélange de couleurs pas franchement réussi et vaguement dégueu. On peut aussi shooter de loin comme des trouillards avec des pistolets à eau sophistiqués ou carrément jeter des seaux de flotte sur son plus proche voisin. Ou les deux.

 

La tradition veut aussi qu’on arrose nos gosiers asséchés par tant de cris enfantins avec un breuvage verdâtre et euphorisant qui porte le doux nom évocateur de Bhang (promis maman j’y ai pas touché) et qui explique l’état cotonneux du lendemain et l’angoisse du touriste finlandais

 

Chez les gens biens – enfin, ceux qu’ont les moyens – pas de couleurs, c’est mauvais pour la peau, et puis faudrait quand même pas flinguer le pantalon Dolce, mais beaucoup d’eau (celle de la piscine) pour mouiller les T-shirts, et beaucoup de Bhang aussi. Tous égaux devant l’éléphant rose.

 

Aaaaaah, inde, pays des couleurs soupire le touriste désormais rassuré.

 

Alors quelques photos pour montrer, une aspirine et puis on passe à autre chose.

 

Certains visages sont masqués, c’est exprès, ils sont connus. Je vous ai dit que je côtoyais les stars… 

  

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Dansons sous la pluie (Chap. 1)

Levez vous – allez, allez, écartez légèrement les gambettes, prenez appui sur la gauche, pliez le genou (le gauche toujours), pointez le pied droit. Maintenant les bras : tendez les devant vous, paumes vers l’avant. Regardez droit devant vous, prenez l’air super heureux, souriez à pleines dents et hop jetez vos bras vers la gauche puis vers la droite. Vous êtes une star, entourée de danseurs qui font tous comme vous, mais en moins bien, vos poumons se remplissent du bon air des prairies suisses, la pluie ruisselle sur votre visage, votre amoureux (se) court vers vous les bras tendus, vous vous jetez dans ses bras (ou vous la faite tournoyer dans les airs, c’est selon), vos visages s’effleurent, votre amour est impossible mais on s’en fout, le baiser langoureux dont vous rêvez depuis que vous avez commencé à courir va se transformer en accolade, tendre d’accord, mais accolade quand même, pas grave vous êtes heureux, vous êtes mouillé, vous êtes à Bollywood.

 

Comme c’est bien connu, je suis une experte internationale Bollywoodiesque. Du coup, mes copinettes récemment arrivées dans nos contrées sauvages me demandent quels sont les incontournables pour se mettre à la page et pouvoir fredonner gaiment au son des radio cassettes (et oui, les cassettes survivent, y’a même des lecteurs dans les voitures, si si). Si vous croyez que c’est facile de répondre, comme ca, en 14 mots, vous vous mettez le doigt dans l’œil, ma réponse sera longue (avec un entracte quand même), chantante, scintillante, impossible, mais pas de panique, elle finira. Ma réponse est un film qui commence là. Les lumières se tamisent, la salle se tait, silence, caméra, action et certificat de censure des autorités indiennes.

 

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 En 2000, un regard vert lagon faisait tomber les mouches sur les quais de Victoria Station. Hrithik Roshan faisait ses grands débuts dans Kaho naa Pyaar hai (le film de papa Roshan – à Bollywood on reste en famille, mais j’en parlerai dans un prochain épisode de cette saga palpitante). En 2001, les convives du mariage des moussons (Monsoon Wedding – production non bollywoodienne) fredonnaient kaho naa pyaar hai dans leur salle de bain, en 2008, « qu’est ce que ca veut dire kaho naa pyaar hai » était la première question que je posais à ma prof d’hindi. En 2009, Hrithik ne fait pas tomber que les mouches dans sa nouvelle super production Jodhaa Akbar (hein ?)… Si ca c’est pas marquer l’histoire ! bon, ça veut dire « dis moi que tu m’aimes » et ça raconte en gros l’histoire d’un mec qui meurt et d’un autre qui lui ressemble vachement et une fille, y’a de l’amour, de la tristesse et du bonheur, de la danse et de la pluie.

 

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450 mots et toujours pas les trois lettres : S.R.K. unbelievable !  SHAH RUCK KHAN. On est voisins… ca vous la coupe ? Tant mieux, j’aime briller. Impossible de parler de Bollywood post millenium sans parler de son Dieu vivant. Il est à l’affiche de la plupart des films que je vais citer. Il a le regard chaud, le muscle bandé, le cheveu brillant, il est omniprésent, il appartient a tout le monde et à personne. Il est le KING KHAN. Il vend des montres, des téléphones, des costards, des ordis, du shampoing, des assurances, il a un Q7 blanc et sa fille vient jouer chez ma voisine, je brille plus là, je resplendis. En 2000 il partage l’affiche de Mohabbatein avec Amitabh Bachchan (lui aussi méga star mais plus vieux et moins musclé mais élu superstar du millénaire en 1999 par la BBC quand même) et Aishwarya Rai et rien que pour ça, faut le voir. L’histoire du film : « Mohabattein est un hymne à l’amour qui célèbre une relation pure de deux âmes-sœurs dont la puissance, par delà la mort réussit à vaincre tous les obstacles ». Pas beaucoup de fesses, mais des tonnes de bons sentiments, et de la pluie, toujours.

  

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 SRK et Aish (c’est son petit nom, je me permets, c’est ma voisine aussi – mais oui, mais oui j’habite Beverly pali hills) se retrouvent à nouveau en 2002 dans Devdas. Celui là vous en avez sans doute entendu parler, même si vous vous foutez du cinéma Bollywood comme de votre première barrette. Remarquez, si c’est le cas vous n’êtes sûrement pas en train de lire. Sélectionné à cannes en 2002, il fait connaître au monde ses deux stars, Aish devient icône l’oréal et le monde entier crie Deeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeevdaaaaaaaaaaaaaaaaaas en courant au ralentit, le sari au vent et la larme à l’œil. Un amour impossible, encore, un jeu d’acteur pas franchement époustouflant, mais des couleurs chatoyantes, une photo de compet’, des chorégraphies millimétrées et une musique qui résonne jusqu’à Sucre (en Bolivie). C’est aussi la sixième fois que ce grand roman classique de Sorat Chandra Chaterjee est adapté au cinéma.

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 Carrément un autre genre, mais c’est pour rester en famille qu’il faut voir Dhoom (2004). Comme son nom ne l’indique pas, ça parle de grosses motos qui vont très vite et de vrais faux méchants mais pas tant que ça et de petites pépés en mini jupe.  Marine Drive ressemble à la promenade des anglais et la marre aux canards de Bandra au lac de Genève. Dans ce paysage d’une propreté aussi suissesque que louche évolue Abhishek Bachchan. Il est le mari d’Aish et le fils d’Amitabh (en famille on vous dit). En 2006, il est à l’affiche de Dhoom 2, où on retrouve Aish et Hrithik mais j’ai pas vu et j’attends avec impatience la sortie de Delhi-6 à la fin du mois de février. L’affiche est gondriesque et en ces temps de récession une bonne louche de poésie loufoque est toujours bien venue. Je vous raconterai.

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Alors que revoilà la sous préfète (si vous êtes toujours avec moi et que vous riez, sachez que je vous aime), nan j’deconne c’est encore SRK. SRK qui meurt et qui renaît et qui entre temps tombe amoureux, éperdument amoureux (ah zut, j’ai dévoilé l’intrigue). Il joue au tennis aussi et il a très peur du feu. Il est Om, elle est Shanti, ils sont OM SHANTI OM le it hit de 2007. Même ma coquinette chante et se dandine sur les chansons de ce blockbuster. Le film est truffé de scènes de bollywood pré-millenium, entre autres du classique Sholay, l’image est rapide, les couleurs franches, y’a un petit côté « We are the World », avec une bonne pelleté de guest stars pour une scène de danse, c’est pop, c’est in, c’est bath  et c’est même plutôt digeste pour les estomacs fragiles. Et puis SRK danse la chemise ouverte devant un gros ventilo. Deepika Padukone est mignonne comme un cœur, tellement mignonne qu’elle intègre la dream team l’oréal en signant avec maybelline. 

 

 

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Allez, un petit dernier pour la route et pas des moindres, Dostana (2008). Deux Macho Men du ciné indien, John Abraham et Abhishek Bachchan jouent aux gays à Miami pour pouvoir squatter les deux chambres que loue la très prude Priyanka Chopra (c’est du cinéma on vous dit), et devinez quoi ? Ils tombent tous les deux amoureux d’elle…la vache ! C’est pas l’histoire qui marque, mais plutôt un baiser, vachement long, échangé entre les deux tombeurs. Elle, dégoutée se tire avec un autre à l’aéroport et prend le même avion que nous le 24 décembre (mais non, elle est pas dégoutée, par contre elle a pris le même avion que nous, décidemment heureusement que j’aime le glitter, sinon je serais obligée d’aller vivre à limoges pour être vraiment sure de ne jamais croiser de stars).

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A suivre (très bientôt) : indie hindi et mes amis les stars

 

Kaho naa pyaa hai (2002) – réalisé par Rakesh Roshan – Hrithik Roshan & Amisha Patel

Monsoon Wedding (2001) – réalisé par Mira Nair – Naseeruddin Shah & Lalit Verma

Mahabbatein (2000) – réalisé par Aditya Chopra – Shah Ruck Khan & Aishwarya Rai – Amitabh Bachchan

Devdas (2002) – réalisé par Sanjay Leela Bhansali – Shah Ruck Khan & Aishwarya Rai

Dhoom (2004) – réalisé par Sanjay Gadhvi – Abhishek Bachchan & John Abraham

Dhoom 2 (2006) – réalisé par Sanjay Gadhvi – Abishek Bachchan & Aishwarya Rai & Hrithik Roshan

Delhi 6 (2009) – réalisé par Rakeysh Omprakash Mehra – Abhishek Bachchan & Soonam Kapoor

Om Shanti Om (2007) – réalisé par Farah Khan – Shah Ruck Khan & Deepika Padukone

Dostana (2008) – réalisé par Tarun Mansukhani – Abhishek Bachchan & John Abraham & Priyanka Chopra

Sholay (1975)- réalisé par Ramesh Sippy – Amitabh Bachchan & Jaya Bhaduri

 

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