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Ma Ville

indra-ii 

 

 

 

 

 

 

 

 

Pas facile d’acheter un tableau.

Deux techniques : être Uber rationnel : cote de l’artiste ? Réputation de la galerie ? Etat du marché ? Investissement, décoration ? Ou se laisser emporter dans la toile et oublier tout le reste.

 

J’en suis pas encore complètement la, à cause de cette culpabilité JC qui me dicte la raison (quand même, c’est pas donné, ca sert a rien, j’ai pas d’appart, blablabla) mais moi et my love faisons beaucoup de progrès.

Nous avons tourné autour du pot pendant plusieurs mois, le temps que  le marché de l’art indien, si glamour cet été se casse la gueule sévère et que notre « investissement » devienne achat compulsif.

 

Plus question de raison, juste de l’amour et les poils* quand on regarde cette ville indienne dans le crépuscule. On sait que c’est Baroda (au Gujarat) mais pour nous c’est Metropolis, la ville indienne, aux immeubles bas (les grandes tours sont encore rares), aux odeurs de massala, aux bruits de rickshaw qui a du mal a démarrer, aux conversations entre deux taxi wallas qui s’apprêtent à passer la nuit allongés à l’arrière de leur padmini premier de moins de 25 ans (les plus de 25 ans sont condamnés a la casse), aux aboiements des « chiens morts des carrefours »  et surtout, SURTOUT aux lueurs de néons. Cet éclairage, trop violent, trop blanc, trop mélancolique qui fait vibrer quelque chose loin loin loin dans mes entrailles.

 

Dans MA VILLE il y a tout ça et ma ville est dans ma chambre.

 

*expression familiale très distinguée pour désigner la chair de poule

MA VILLE : METROPOLIS II (Aquarelle, sur acrylique dorée base papier), Indrapramit Roy, Hacienda Galerie, exhibition Bricks and Mortars

Hacienda  : www.indiancolours.com

Incursion Artistique en V.O.

Incursion Artistique en V.O.

La Jehangir gallery est la plus ancienne de Bombay. Elle est ronde, majestueuse et grouillante. Elle fait aussi office de musée gratos pour les touristes. les plus grands artistes indiens ont exposé leurs toiles sur ses murs ou bu des chai « readymade » au café samovar. Je vais des que je peux dans ce haut lieu de la vie artistique bombayote, et pas seulement pour boire des coups au samovar.

La semaine dernière j’y ai découvert les photos de Sanjay Yamgar. Évidemment, à l’heure où j’écris cet article elles n’y sont plus (les expos changent tous les 15 jours) mais comme tout jeune artiste qui se respecte il est très présent sur internet et après avoir lu les quelques lignes qui suivent rédigées en V.O. j’espère que vous aurez envie de suivre son actualité et de cliquer sur les liens.

Garbography - Sanjay YamgarSanjay Yamgar : Garbography, faces from the unknown world, Jehangir Gallery, nov 2008.

“Whereon he thought of himself in balance and he knew he was”. The moody blues, a question of balance.

Listening to Sanjay Yamgar you get a glimpse at what everything is all about: a quest for balance. Our world is extreme, extremely wealthy- extremely poor, extremely dry- extremely flooded, extremely big, extremely small. We, as humans, constantly navigate between poles in search of balance, Sanjay as an artist challenges the extremes to create his personal balance. He tries all the media, all the formats in a way that he can never be tagged.

His earlier works are incredibly dense, bright, chaotic, he describes them as hippy, colourful paintings. You can stare at them for hours and still discover a tiny figure emerged from our common imagery, blinking its eye at you.  Now he is about to show a new series of minimalist, almost monochromatic paintings. Going from one extreme to the other to avoid saturation and to re-balance. But even there, Sanjay, couldn’t put his creative mind at ease and had to challenge his technique by painting mini 2 x3 cm and maxi formats 4 x 5 ft.

While he was working he got struck by the nauseating smell coming through his window in a busy, modern, shopping area. Following the smell he found himself in a huge garbage dump talking to these migrated, poor people who work at keeping our city clean and recycling excusive waste into cheap toys. Extremes again.

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